Menu
Libération
Documentaire

«Mariupolis 2» de Mantas Kvedaravicius: un regard d’outre-tombe sur l’Ukraine

Réservé aux abonnés

Monté à partir des rushs du cinéaste lituanien tué à Marioupol en avril par les forces russes alors qu’il y couvrait le conflit le documentaire posthume est présenté à Cannes en séance spéciale.

Le documentaire a été tourné presque intégralement dans et aux alentours d’une église évangélique baptiste de Marioupol. (Easy Riders Films)
Publié le 19/05/2022 à 20h48

«On avait pensé à des badges “fuck Poutine”, mais on a fait ça, qui est plus élégant», lance le délégué général du Festival, Thierry Frémaux, pointant les drapeaux jaune et bleu accrochés à son revers de veste. Il rappelle les «mots durs, contre la guerre» prononcés par le Russe Kirill Serebrennikov en conférence de presse jeudi matin, et reprécise la position du Festival : contre la guerre, contre toutes les guerres.

C’est que l’instant est recueilli, nous sommes à la première mondiale de Mariupolis 2, documentaire posthume signé Mantas Kvedaravicius, cinéaste lituanien tué à Marioupol par les Russes en avril, à l’âge de 45 ans, et ajouté in extremis à la sélection officielle en Séance spéciale. Lorsqu’il a été tué, Mantas Kvedaravicius tournait à Marioupol les images que la salle s’apprête à regarder, rapportées par sa femme, Hannah Bilobrova, qui l’accompagnait, et assemblées depuis par sa monteuse attitrée Dounia Sichov. A cette ville, où plus de 20 000 personnes auraient trouvé la mort depuis le début de l’invasion russe, le cinéaste avait déjà consacré un beau documentaire en 20

Dans la même rubrique