Chef opérateur aux près de cent films et innombrables vies, expériences et équipées illustres (Jean-Luc Godard, Agnès Varda, Orson Welles, Jerzy Skolimowski, Maurice Pialat, Philippe Garrel…), Willy Kurant fut de ceux qui mirent des images chargées de vibrations et de contrastes inédits sur les aspirations des vagues nouvelles au tournant de la modernité sixties. On lui doit ainsi le cadre et la lumière des beautés lunaires de Masculin féminin (Godard, 1965), les Créatures (d’Agnès Varda, la même année), Au pan coupé (de Guy Gilles, 1966), The Deep (Welles, 1967), Sous le soleil de Satan (Pialat, 1987) ou la Jalousie (Garrel, 2013).
«La conviction d’une présence humaine»
«A chaque fois que j’ai vu une image faite par lui, que ce soit en noir et blanc ou en couleur, en caméra portée ou sur une machine au mouvement très lyrique, j’ai toujours eu l’impression que ces images se trouvaient sous le regard de Willy exactement. C’est c




