Menu
Libération
Festival

Mostra de Venise : Jim Jarmusch, Benny Safdie et Gus Van Sant, les esthètes de gondole

Réservé aux abonnés

Histoires de famille, vulnérabilité bodybuildée et prise d’otage tragi-comique… Poursuivant sa lancée enthousiasmante, la 82e édition du festival célèbre de belles retrouvailles avec les réalisateurs américains.

«Dead Man’s Wire» avec Bill Skarsgard et Dacre Montgomery. (Stefania Rosini SMPSP)
ParSandra Onana
envoyée spéciale à Venise
Publié le 02/09/2025 à 19h50

Au fait, quelqu’un a-t-il aperçu un personnage féminin dans les parages ? Au Festival international du film de Venise, le banquet continue jusqu’au 6 septembre, et comme nous, le jury présidé par Alexander Payne ne doit plus savoir où donner de la tête. On se demande seulement s’il trouvera une candidate pour un prix d’interprétation, alors que les héros masculins écrasent la sélection de leurs satanées destinées. Peut-être l’Américaine Amanda Seyfried, irréprochable dans le pesant biopic musical The Testament of Ann Lee où elle campe une cheffe de secte persécutée dans l’Angleterre des années 1770 ? Le film est signé Mona Fastvold, moitié du power couple formé avec son mari Brady Corbet, qui cassait la baraque avec The Brutalist l’an dernier. On n’en sauverait hélas que la performance et l’originalité assez médusante du projet puisqu’il s’agit de tresser, dans une circulation de mélopées folk et tableaux chorégraphiés à l’os, l’itinéraire peu sexy d’une béate puritaine façon portrait de sainte, avec reconstitution d’époque sans chichis (10 millions de dollars en poche), atmosphère proto-sororale à la Midsommar

Dans la même rubrique