La documentariste iranienne Farahnaz Sharifi a une drôle de date de naissance : elle est née trois semaines après la révolution islamique de 1979 qui a porté au pouvoir le régime théocratique des mollahs, et avec eux signé la fin des droits des femmes en Iran. Pour elle, les images des femmes de sa famille têtes nues dans la rue font donc immédiatement office d’images d’archive. C’est à partir de là que Farahnaz Sharifi relie sa mémoire intime à celle de millions d’Iraniennes et d’Iraniens, forcés à l’exil au début des années 80 ou mis au pas par le régime. Compulsivement, depuis des années, elle fouille, à la recherche de films de famille, du super8 des premières années aux rushs de téléphones portables du début du XXIe siècle, pour comparer ses souvenirs d’enfance, d’adolescence et de jeune adulte à ceux des autres. Elle y découvre alors une mémoire collective passée sous les radars du contrôle totalitaire exercé par le régime : scènes de danse dans l’obscurité des salles à manger (ou dans des chambres d’hôpitaux en plein Covid, séquences de résilien
Critique
«My Stolen Planet» : en Iran, des archives pour un avenir
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Dans un documentaire mélancolique et politique, la cinéaste Farahnaz Sharifi explore ses souvenirs de Téhéran jusqu’à son exil forcé en 2022, les connectant à ceux de millions d’Iraniennes et d’Iraniens en quête d’horizon.
«My Stolen Planet» ( Contre-jour distribution)
Publié le 25/06/2025 à 6h10
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