Longtemps Hubert Bonisseur de La Bath a pu se rêver en miraculé. Son retour différé pendant près d’une décennie – le dernier volet de ses aventures date de 2009 –, ses rodomontades banalisées par les bouffées boomer d’Emmanuel Macron, sa garde confiée à Nicolas Bedos après des années d’atermoiements du réalisateur originel (Michel Hazanavicius), et enfin son tournage au Kenya achevé à l’orée d’une pandémie dont on n’a toujours pas vu le bout : l’espion pouvait encore croire il y a trois semaines s’en tirer miraculeusement à la faveur d’une sortie logée au cœur de l’été, entre deux vagues, dans la foulée d’une première de gala en clôture du Festival de Cannes. Las, son imitateur en chef qui dort à l’Elysée, redoutant peut-être les comparaisons ingrates, a sabordé mi-juillet tout espoir avec l’instauration express du pass sanitaire pour accéder à des salles de projection qui s’en trouvèrent aussitôt désertées. Depuis, le marché du cinéma sur grand écran n’a émis aucun signe de rétablissement, et le paquebot OSS 117 troisième du nom (budget estimé à quelque 18 millions d’euros), bien que réchappé du piège de sorties d’abord pensées pour l’hiver puis le printemps derniers, ne peut plus désor
Critique
«OSS 117» : SOS, le rire ne répond plus
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Après dix ans d’atermoiements et un passage de relais à la réalisation, l’espion laissé sous la garde de Nicolas Bedos débarque dans des salles désertées et rate en beauté son retour sur fond d’imagier post-colonial.
Jean Dujardin retrouve le rôle de Hubert Bonisseur de La Bath. (Christophe Brachet/Christophe Brachet/MANDARIN PROD)
Publié le 03/08/2021 à 19h27
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