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Nadav Lapid à Cannes, le 21 mai 2025. Nadav Lapid à Cannes, le 21 mai 2025. (Marie Rouge/Libération)
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«Oui», brûlot de Nadav Lapid sur l’après-7 Octobre en Israël : «Chaque jour rendait le film plus urgent et plus impossible»

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Créé dans l’horreur du monde post-7 Octobre, menacé de censure dans son pays, le film contestataire du cinéaste israélien sort ce mercredi à l’issue d’un parcours d’obstacles. Récit d’une production jusqu’au-boutiste.
publié le 16 septembre 2025 à 17h28

«C’est trop tôt.» Cette phrase, Nadav Lapid et son équipe l’ont entendue plus de fois qu’ils ne peuvent les compter, pendant les longs mois de recherche de financements du film, sans que ne les quitte l’impression de «se déplacer dans une tempête». Trop tôt, leur disait-on, pour un film irréalisable comme Oui, le cinquième du cinéaste israélien, tourné à Tel-Aviv dans un monde post-7 Octobre. Trop tôt pour savoir quoi faire de ce réel insupportable, venu forcer la porte du scénario déjà terminé au moment de l’attaque du Hamas contre Israël, et de la «vengeance apocalyptique» – comme le cinéaste l’appelle –

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