C’était franchement passé sous nos radars à l’annonce des différents programmes mais la Chine est spectaculairement absente de cette édition cannoise. Aucun long métrage en compétition, pas mieux à Un certain regard, à la Quinzaine et la Semaine de la critique. Seuls rescapés, quelques courts métrages dont un, tout de même, du très en vue Bi Gan (A Short Story). Soit une des cinématographies a priori les plus passionnantes et dynamiques de ces dix dernières années qui a glissé hors-champ sans trop de bruit. Certes la politique «zéro-Covid» et les difficultés du pays à maîtriser la propagation d’omicron justifient la faible présence des Chinois au marché du film (même si des compagnies de productions sont présentes avec des décideurs pour la plupart déjà basé hors de Chine), en raison des restrictions et contraintes pesant sur les voyages internationaux. Il semble aussi que les tournages ou la postproduction de certains films aient eu à souffrir des restrictions sanitaires. C’est le cas notamment du dessin animé A Portrait of the Artist as a Young Man de Liu Jian, pressenti pour être à la Quinzaine des réalisateurs et qui n
Marches attaque
Pas de films chinois à Cannes: boycott ou désamour?
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Aucun long métrage chinois n’a été sélectionné au Festival pour cette 75e édition. Si certains évoquent une mesure de rétorsion après la projection d’un documentaire pro-hongkongais l’an dernier, il pourrait aussi s’agir d’un passage à vide.
Une des cinématographies les plus passionnantes et dynamiques de ces dix dernières années a glissé hors-champ du Festival sans trop de bruit. (Boby/Libération)
ParDidier Péron
Publié le 20/05/2022 à 20h00
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