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Rétrospective à la Cinémathèque : André De Toth, pièges à bascule

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Injustement grimé en tourneur de séries B, le cinéaste américain d’origine hongroise, mort en 2002 et mis à l’honneur à la Cinémathèque française, est l’auteur d’une œuvre prodigieuse de films de genre, hantée par les tourments du siècle et de la nature humaine

Kirk Douglas dans «la Rivière de nos amours», réalisé en 1955.
Publié le 17/01/2026 à 6h00, mis à jour le 17/01/2026 à 11h16

Martin Scorsese voit en lui un contrebandier. Il l’a dit et écrit, pourquoi ne pas le croire ? Il fut après tout avec Bertrand Tavernier et Philippe Garnier l’un des ardents défenseurs du quatrième borgne de Hollywood, à une époque où la critique ne jurait que par les trois autres – John Ford, Fritz Lang, Raoul Walsh, auxquels on ajoutera aussi Nicholas Ray –, tenant en somme André De Toth (1912-2002) pour un habile faiseur du cinéma hollywoodien, un artisan efficace de séries B honnêtement troussées.

Sûr qu’avec son bandeau de pirate dissimulant son œil mort, l’immarcescible Magyar en avait l’allure baroudeuse, la truculence roublarde, le charme bourru qui en impose. Mais c’est d’abord à sa façon d’injecter une tonalité personnelle et subtile à des productions fidèles aux codes des genres dans lesquels il œuvra – film noir, western, aventure, guerre, espionnage, mélodrame, et même thriller horrifique (l’Homme au masque de cire en 3D, qui inspirera Bava) que son cinéma r

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