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Film d'horreur

«Room Temperature» : il était effroi en Amérique

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Dans un film d’épouvante glaçant et doux où une famille dysfonctionnelle crée sa propre maison hantée, Dennis Cooper et Zac Farley s’attaquent au fantasme suranné du rêve américain.

Une déco à base de bâches, de fausses bougies et de faux sang. (Leopard films )
Publié le 25/11/2025 à 18h31

Le folklore d’Halloween avec ses citrouilles grimaçantes et chauve-souris en plastique a déjà fait son œuvre depuis bientôt un mois ; il serait pourtant regrettable de ne pas faire un dernier crochet horrifique vers les salles de cinéma afin de découvrir l’étrange Room Temperature, troisième long métrage de l’écrivain américain culte et scabreux Dennis Cooper et de son fidèle compère, le jeune artiste franco-américain Zac Farley. A eux deux – le premier réputé pour sa prose lyrico-trash portée sur le monde désespéré, baigné de larmes, de sang et de sperme d’ados marginaux disloqués sous les doutes et les injustices (Salopes, Un type immonde, Closer…), et le second pour sa sensibilité visuelle propre à restituer à l’image une mélancolie apprêtée toute laiteuse –, ils se sont penchés sur l’univers américain des maisons hantées domestiques dites home haunts, ces habitats nombreux en Californie du Sud transformés par leurs propriétaires en ambitieuses attractions ouvertes aux voisins proches et aux curieux.

On-ne-peut-plus banale

Room Temperature n’est pas un film d’horreur au sens le plus mainstream qui soit, criblé de scènes à vous faire hurler soudainement ou bondir de votre siège, mais il en est tout autant glaçant et doux

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