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Etats-Unis

«Rush Hour 4» ou l’étrange visage de la retrumpisation d’Hollywood

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Sur demande de Trump, la série de buddy movies a été ressuscitée pour un nouvel épisode. Une annonce improbable qui illustre encore une fois le lent virage en cours à Hollywood, où la mise en conformité avec les caprices de Washington avance de moins en moins masquée.

Donald Trump suivi du milliardaire Larry Ellison, actionnaire majoritaire du studio Paramount et proche du Président, le 21 janvier à la Maison Blanche. (Andrew Harnik/Getty Images. AFP)
Publié le 04/12/2025 à 5h57

Un président mordu de comédie d’arts martiaux qui harcèle son copain magnat pour qu’il mette en production un nouvel épisode de sa saga préférée et obtient gain de cause : l’image semble plutôt sortie a priori d’un épisode de South Park que de notre réalité, et pourtant. C’est par l’entremise de Larry Ellison, PDG du géant de l’informatique Oracle, troisième fortune mondiale et nouveau milliardaire préféré de Trump depuis la (semi) disgrâce d’Elon Musk, que s’apprêterait à ressusciter Rush Hour. Propriété de Paramount, dont Ellison est devenu en 2024 l’actionnaire majoritaire, la licence a donné lieu entre 1998 et 2007 à trois épisodes à haut succès commercial (un petit milliard de recettes cumulées), même si ses deux stars, Jackie Chan et Chris Tucker, aujourd’hui 71 et 54 ans, se sont

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