Au sol, une affiche de Decision to Leave traîne à côté de l’emblématique visage d’Oh Dae-su, personnage principal de Old Boy. Ses succès à Cannes ou Berlin, Ryu Seong-hie les laissent négligemment dans l’entrée des locaux de son entreprise, Podo Design Studio, situés en plein cœur de Hongdae, le vibrant quartier étudiant de la capitale sud-coréenne. A l’intérieur de son bureau, c’est l’image placardée de Song Kang-ho, prêtre pécheur dans Thirst, Ceci est mon sang, le Thérèse Raquin revisité par Park Chan-wook, qui capte la lumière de la pièce. Installée dans un large fauteuil, celle qui s’est imposée comme la directrice artistique majeure du nouveau cinéma coréen nous a servi le thé et s’est confiée durant plus de deux heures sur son parcours, ses désirs et ses inspirations. Son travail est associé à quelques-unes des plus grandes réussites de ces vingt-cinq dernières années, avec des gros succès au box-office tel que The Host de Bong Joon-ho (2006) ou Assassination de Choi Dong-hoon (2015). Derrière ses auteurs de réputation internationale et participant grandement à la sophistication de leurs images, se cache donc une artiste femme de toute première importance, à l’i
Interview
Ryu Seong-hie, directrice artistique du cinéma coréen : «On me disait que ma vision ne marcherait jamais»
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Figure de l’ombre et créatrice d’univers à l’impact visuel immédiat, la Sud-Coréenne est depuis vingt ans associée à quelques-uns des films les plus importants de son pays tels que «Memories of Murder» ou «Mademoiselle».
Croquis de travail de Ryu Seong-hie pour «A Bittersweet Life» (2006) de Kim Jee-Woon. ( Ryu Seong-hie)
Publié le 31/03/2024 à 11h15
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