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Salles de ciné vs plateformes, écrans plus trop total

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Cineworld, deuxième leader mondial de l’exploitation cinéma, annonce rouvrir ses portes début avril avec la sortie de «Godzilla vs. Kong». Mais la crise du Covid a réduit de moitié la durée d’exclusivité des blockbusters en salles.

Le cinema Regal Edwards Grand Teton à Idaho Falls, propriété de Cineworld, en octobre 2020. (John Roark)
Publié le 23/03/2021 à 19h50

En octobre 2020, l’annonce par Cineworld, deuxième leader mondial sur le secteur de l’exploitation cinéma, de la fermeture de son réseau de 536 salles de cinéma Regal aux Etats-Unis et 127 Cineworld et Picturehouse au Royaume-Uni, mettait en péril quelque 45 000 emplois. Le groupe, dont le cours en bourse avait chuté de 87% depuis le début de l’année et enregistrait une perte de près de 1,6 milliard de dollars et confronté au report du dernier James Bond, n’avait tout simplement plus les moyens de maintenir ses portes ouvertes faute de blockbusters à projeter.

Le groupe réémerge lentement de son coma avec désormais une annonce de réouverture dans une configuration partielle pour le 2 avril avec le film Godzilla vs. Kong, une bonne baston de grosses bestioles à poils et écailles ayant mobilisé le budget très raisonnable de 155 millions de dollars. Le 16 avril, les spectateurs sont conviés à découvrir Mortal Kombat, troisième adaptation du célèbre jeu vidéo où il est évidemment surtout question de se mettre sur la gueule dans un ruissellement de flammes et de dragons.

On apprend à cette occasion que la chaîne a obtenu de Warner Bros un contrat d’exclusivité pour 2022 sur une période de 45 jours. Avant la pandémie, la priorité de l’exposition du film en salle avant la bascule sur une offre en vidéo payante était de 90 jours. Des deals identiques avec d’autres circuits de salles de gré à gré, en l’absence comme en France d’une chronologie des médias qui s’impose de l

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