Un des premiers plaisirs suscités par Arco, galop d’essai étincelant du bédéaste Ugo Bienvenu, est un plaisir sensuel : celui de découvrir un monde par ses bruissements, sa lumière qui se reflète sur ses petits objets (au premier rang desquels un diamant digne de Princesse Starla), son architecture aux lignes pures. Soit l’univers quotidien d’Arco, petit garçon du futur, qui vit haut perché dans une sorte de biotope domestique pensé en harmonie avec la nature. Dans cette utopie, il y a ce qu’on reconnaît – les animaux de la ferme, la famille nucléaire (papa, maman et les enfants, le futur reste sage) – et ce qui est nouveau – vivre sur des îles dans le ciel, dormir en apesanteur dans une sorte de faisceau de béatitude. Et puis il y a ce qui ne change pas, comme moteur efficace d’une histoire pour tous : un petit garçon qui, poussé par la curiosité, désobéit à ses parents. Plutôt que d’attendre l’âge requis pour voyager dans le temps, Arco vole une cape couleur de l’arc-en-ciel et s’envole. Voilà pour le premier monde construit avec maestria par Ugo Bienvenu dans un prologue enchanteur, et auque
Animation
Signé Ugo Bienvenu, «Arco» remue arc-en-ciel et terre
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En 2075, dans un monde sous cloche climatique, une petite fille aide un garçon du futur à rentrer chez lui. Une aventure poétique du dessinateur Ugo Bienvenu, qui émerveille avec son premier long métrage.
Plutôt que d’attendre l’âge requis pour voyager dans le temps, Arco vole une cape couleur de l’arc-en-ciel et s’envole. (Diaphana)
Publié le 21/10/2025 à 18h09
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