De même qu’il y eu la guerre entre deux biopics concurrents sur Yves Saint Laurent, l’un de Jalil Lespert, l’autre de Bertrand Bonello, deux projets sur les débuts de NTM ont été développés ces dernières années et c’est Audrey Estrougo qui est parvenue à ses fins avant Katell Quillévéré et Hélier Cisterne qui tournent, eux, une série pour Arte et Netflix. Suprêmes propose une version bonbon acidulée de l’aventure de Didier Morville et de Bruno Lopes, l’enfant maltraité par son père antillais qui devient JoeyStarr le fils de menuisier portugais bientôt rebaptisé Kool Shen, tous les deux grandis à Saint-Denis. Le film les chope en 1989 dans la France encore mitterrandienne et tandis que le duo d’amis se concentre encore sur la danse et le graff, ne faisant du rap qu’en amateurs peu investis. Tel que le veut la légende, c’est une boutade dans un jeu de rivalité qui va mettre le duo sur scène et mettre le feu aux poudres.
Bonne longueur d’onde
Le film raconte l’émergence du titre phare et premier single à cartonner du groupe, Le monde de demain, alors que JoeyStarr doit survivre des vols et recels divers (mais il est aussi montré qu’il carbure à la coke dès cette époque) tandis que Kool Shen aide son père sur les chantiers. L’idée qu’ils ne peuvent s’en sort




