Près de dix ans ont passé depuis que le monde a découvert les charmes bariolés de Zootopie, sa fourmillante cité peuplée d’animaux cinégéniques de toutes tailles et espèces, au premier rang desquels l’intrépide petite lapine Judy Hopps. Souvenez-vous, son rêve s’était réalisé, Judy était parvenue à passer enquêtrice dans son service de police en résolvant le mystère des animaux devenus sauvages (quelle trouvaille de scénario, il faut dire), flanquée de son improbable et imperturbable compagnon renard, le débonnaire Nick Wilde. Les petits spectateurs d’hier doivent être devenus presque adultes, leurs parents presque vieux, mais l’on retrouve Judy et Nick comme si on les avait quittés hier, désormais membres de la prestigieuse brigade d’inspecteurs, et toujours, hélas, un peu laissés de côté par les grands fauves et autres buffles qui peuplent le service.
L’émerveillement ressenti à contempler l’animation de la ville reste intact – les hippopotames qui n’arrivent pas à passer la porte, la taupe mafieuse engoncée dans son smoking, etc. – mais tout cela, les retrouvailles, réjouissent finalement davantage que la plupart des nouveautés que Disney s’est senti tenu d’inventer, exception faite d’un marché dans des marais quadrillés de tubes




