Plusieurs histoires s’entremêlent dans Malville, le très beau roman d’Emmanuel Ruben. C’est à la fois une charge antinucléaire, un roman d’apprentissage, une ode au fleuve et à ses berges sauvages, et enfin une magnifique histoire d’amour. Comme dans la plupart des livres de cet agrégé de géographie, on y retrouve la passion des paysages et des rivières qui fendent le territoire comme autant de veines charriées de sang et d’oxygène. «Pour la première fois de ma vie je ressentais l’extase géographique. La rivière sentait l’été. Elle transportait des vapeurs lourdes, des flux de fraîcheur moite et capiteuse – excitante comme une crinière de femme», expérimente sur les bords du Rhône et de ses affluents le héros de Ruben, son double, le fameux Samuel Vidouble qui portait déjà ses deux romans précédents, Sabre (Stock, 2020) et les Méditerranéennes (Stock, 2022). «L’extase géographique», une expression qui lui est chère et dont il nous parlait en 2018 dans une longue interview sur les bords de la Loire, à Saint-Florent-le-Vieil, dans la
Roman
Dans «Malville» d’Emmanuel Ruben, les confinés de l’atome
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Dans «Malville», situé en 2036, après l’explosion d’un réacteur de la centrale nucléaire, un homme se remémore son enfance et son adolescence.
Emmanuel Ruben. (Dorian Prost)
Publié le 23/11/2024 à 0h49
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