La Vie secrète des vieux, et non pas «la vie sexuelle des vieux», formulation façon documentaire animalier qui aurait sans doute été trop violente. Mais c’est bien de vie sexuelle dont il s’agit, ce qui enchante visiblement et bruyamment les spectateurs dans ce bel endroit un peu chic et tranquille qu’est la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon. La démarche est similaire à celle d’autres spectacles documentaires de Mohamed El Khatib. Elle fait écho en particulier à Mes Parents, où des étudiants du théâtre national de Bretagne évoquaient les leurs, de parents, et déjà leur sexualité, ou à la Dispute, avec une ribambelle d’enfants de 8 ans qui explorait le sujet le plus intime et explosif qui soit : la séparation. Autre segment de population, autre lieu : ici, il s’agit donc de deux hommes, quatre femmes, en chair et en os sur le plateau, plus une «vieille» en vidéo parce que disparue, mais qui n’est pas morte de sa belle mort, on l’apprendra plus tard, tous rencontrés dans différents Ehpad, celui des
Théâtre
Festival d’Avignon : Mohamed El Khatib, la vie est aïeul
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Derrière la promesse alléchante d’une pièce documentaire sur la sexualité des personnes âgées à travers le témoignage de six d’entre elles, «la Vie secrète des vieux» manque finalement de profondeur, cantonnant le spectateur à une position de voyeur.
Jouant par alternance, les vieux et vieilles ont entre 76 et 102 ans, selon la distribution.
Publié le 07/07/2024 à 12h47
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