La salle du tribunal judiciaire de Bobigny attribuée à l’affaire était bien trop petite pour l’attention suscitée. Ce jeudi 15 janvier, Babiry Sacko, producteur musical de Werenoi, comparaissait pour «violences en réunion» sur Fatima, maîtresse présumée du rappeur décédé tragiquement l’an passé. Le procès a attiré des médias mais aussi nombre de soutiens des deux côtés. Durant les six heures qu’a duré l’audience, les deux clans formés dans l’entourage de Jérémy Bana Owona, le nom civil du rappeur, par cette guerre d’héritage se sont croisés et toisés dans un espace surchauffé. La mère, la tante et la plus petite sœur de Werenoi étaient présentes pour soutenir Fatima, aussi accompagnée de plusieurs amies, quand celui qu’on surnomme «Babs» a débarqué avec une vingtaine de fidèles. Une arrivée d’autant plus remarquée qu’elle s’est faite avec une heure trente de retard, repoussant d’autant le début du procès.
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Ses conseils ont assuré qu’il n’avait pu sortir qu’à 14 heures du centre semi-liberté où il purge, jusqu’au 18 janvier, une peine pour une ancienne condamnation. L’avocate de la partie civile, Claris




