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Contre-attaque

«Il y a outrage à artistes» : ciblés pour une piñata figurant une voiture de police, les étudiants d’art piquent et répliquent

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Alors que la police exige que la direction des Beaux-Arts de Mulhouse lui livre les noms des étudiants ayant participé à une performance contre les violences policières, la solidarité des écoles d’art s’organise, avec une bonne dose d’humour.

Dans un grand nombre de villes, c’est un petit air de carnaval qui souffle sur les écoles d’art où des étudiants produisent à la chaîne des piñatas en forme de voiture de police.
Publié le 12/02/2026 à 17h10

Cette année, les journées portes ouvertes aux Beaux-Arts ont une saveur particulière. De Rennes à Montpellier, de Bordeaux à Toulouse en passant par Annecy ou Nantes, c’est un petit air de carnaval qui souffle sur les écoles d’art ou des étudiants se sont mis à produire à la chaîne des grosses têtes à l’effigie de Macron, des caricatures de Pascal Praud et autre perroquet de CNews… Et surtout des piñatas en forme de voiture de police en veux-tu, en voilà.

Fédérés autour d’une boucle WhatsApp qui a vu le jour il y a trois ans à l’occasion de mobilisations nationales contre des coupes budgétaires de plus en plus sévères (conduisant certaines écoles des Beaux-Arts, parfois bicentenaires, à mettre la clé sous la porte), ils réagissent cette fois à la sombre «affaire de la piñata» de Mulhouse qui a tenu en haleine les médias Bolloré et la fachosphère pendant un week-end. Jusqu’aux ministres de l’Intérieur, présent et passé, Laurent Nuñez et Bruno Retailleau, montés au créneau pour dénoncer respectivement une «idéologie antiflic» et «l’idéologie d’extrême gauche qui gangrène une partie de nos institutions».

«Outrage public au drapeau tricolore»

De quoi parle-t-on exactement ? Jeudi 29 janvier aux alentours de 20 h 45, après quatre jours de workshop dédié à «la fête comme lieu d’émancipation», un petit groupe d’étudiantes de la la Haute Ecole des arts du Rhin réalise

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