Cette année, les journées portes ouvertes aux Beaux-Arts ont une saveur particulière. De Rennes à Montpellier, de Bordeaux à Toulouse en passant par Annecy ou Nantes, c’est un petit air de carnaval qui souffle sur les écoles d’art ou des étudiants se sont mis à produire à la chaîne des grosses têtes à l’effigie de Macron, des caricatures de Pascal Praud et autre perroquet de CNews… Et surtout des piñatas en forme de voiture de police en veux-tu, en voilà.
Fédérés autour d’une boucle WhatsApp qui a vu le jour il y a trois ans à l’occasion de mobilisations nationales contre des coupes budgétaires de plus en plus sévères (conduisant certaines écoles des Beaux-Arts, parfois bicentenaires, à mettre la clé sous la porte), ils réagissent cette fois à la sombre «affaire de la piñata» de Mulhouse qui a tenu en haleine les médias Bolloré et la fachosphère pendant un week-end. Jusqu’aux ministres de l’Intérieur, présent et passé, Laurent Nuñez et Bruno Retailleau, montés au créneau pour dénoncer respectivement une «idéologie antiflic» et «l’idéologie d’extrême gauche qui gangrène une partie de nos institutions».




