Malibu, capitale mondiale des feux de forêts ? Ainsi l’historien, géographe et sociologue Mike Davis, grande figure de la gauche américaine disparu en 2022, décrivait-il ces collines huppées qui jouxtent le quartier de Pacific Palisades, à Los Angeles, où un feu fait rage depuis bientôt une semaine, dans un article de 1998 au titre volontiers provocateur : «The Case for Letting Malibu Burn» («pourquoi il faut laisser brûler Malibu»). Chiffres et exemples à l’appui, l’intellectuel rappelait la régularité métronomique des incendies ravageant cette zone géographique depuis toujours, en raison tant de la flore native de ces collines (un maquis très inflammable nommé «chaparral») que des vents de Santa Ana. De telles tempêtes de feu, prévoyait Davis, resteraient inévitables tant que serait toléré le développement résidentiel de la zone, laquelle offre, il est vrai, un panorama unique sur l’océan Pacifique… Et de lister les politiques publiques, notamment d’incitation à la reconstruction après d’autres incendies, qui auraient encouragé durant le XXe siècle
Interview
Incendies de Los Angeles : «Il faut s’interroger sur le bien-fondé de reconstruire de l’habitat dans des zones qui brûlent systématiquement»
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Professeur d’urbanisme à l’université de Californie, Paavo Monkkonen regrette que les politiques publiques ne s’intéressent qu’aux départs de feu alors qu’il est urgent de repenser le développement urbain.
Une statue se dresse au milieu des dégâts causés par l'incendie, le 10 janvier, à Malibu, en Californie. (Eric Thayer/AP)
Publié le 13/01/2025 à 17h45
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