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Décryptage

Chez Ubisoft, une grève contre la réorganisation et la peur de la casse sociale

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Les salariés du studio de Montreuil se sont mobilisés ce jeudi 22 janvier, alarmés par la «refonte majeure» annoncée après des années de crise, et surtout par la promesse du PDG de durcir le plan d’austérité en cours.

Devant les locaux d'Ubisoft Paris, à Montreuil, le 13 janvier. (Martin Lelièvre/AFP)
Publié le 22/01/2026 à 17h39

«Si on me disait que dans trois ans Ubisoft n’existera plus, ça ne me surprendrait pas. Les annonces sont tellement catastrophiques, d’un point de vue économique et social, qu’on s’attend à un exode.» Au petit matin, les mots des représentants syndicaux d’Ubisoft sont désespérés quant au devenir du géant français du jeu vidéo. Quelques minutes après avoir échangé avec Libération, ils iront rejoindre le piquet de grève organisé ce jeudi 22 janvier devant le studio de Montreuil. Un débrayage d’une demi-journée comme une réponse épidermique au plan de réorganisation présenté la veille par le PDG d’Ubisoft, Yves Guillemot. Un séisme.

D’abord destinée aux marchés financiers puis aux employés, «la refonte majeure» présentée par Guillemot comporte plusieurs volets. Après des années d’errances au sortir de la crise de 2020 qui a vu sa tour de contrôle éditoriale (le service édito) décapitée par les scandales de

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