A notre arrivée dans cet immeuble du XXe arrondissement de Paris, Nat’ali et Joul, les fondatrices de l’association Furax, sont en plein «jeu de cartes d’autodéfense féministe» sur le plateau. A 15 heures, ce sera «Handicap et santé : à l’intersection des violences patriarcales.» Diffusés en direct sur la plateforme Twitch devant parfois plusieurs milliers de spectateurs, les programmes s’enchaînent du matin au soir, de vendredi à dimanche. L’objectif cette année : récolter un maximum de dons pour l’association Féministes contre le cyberharcèlement. Idéalement, faire mieux que lors de la première édition de l’événement, qui avait permis de récolter 57 367 euros pour Elle’s Imagine’nt, association contre les violences faites aux femmes. Objectif réussi et même doublé. En début d’après-midi ce dimanche, à quelques heures de la clôture, plus de 128 000 euros étaient déjà réunis.
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Si les «marathons» caritatifs du genre se multiplient en ligne, nombreuses sont les initiatives dont la cause s’efface parfois derrière le divertissement. Furax fait, lui, partie des plus rares projets, à l’instar du marathon EtTaCause, à placer la politique au cœur de l’immense majorité des émissions diffusées