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Libé dans le rétro

«The Legend of Zelda» a 40 ans : la princesse d’Hyrule dans nos archives

Le 21 février 1986, le jeu vidéo culte sortait au Japon. Vingt-cinq ans plus tard, à l’occasion d’une expo au Grand Palais, les artistes de la Zelda Team de Nintendo envoyaient depuis Kyoto un cadeau à «Libé». Puisque c’est l’anniversaire de Zelda, on le ressort des cartons.

Une de «Libération» des 12 et 13 novembre 2011, à l'occasion de l'exposition «Game Story» au Grand Palais à Paris. (Libération)
Publié aujourd'hui à 9h55

En 2011, la grande exposition «Game Story» au Grand Palais mettait à l’honneur Mario, Pac-Man et autre Link, consacrant l’industrie florissante du jeu vidéo comme un art devenu majeur. «C’est évidemment la première fois que la pratique culturelle la plus populaire du monde, mais aussi la plus controversée jusqu’à un passé très récent, reçoit ainsi les honneurs d’une exposition dans l’un des musées les plus prestigieux de France», écrivait le journaliste au service Culture Bruno Icher dans nos pages. L’événement était tel que Libé avait décidé d’en faire sa une, et pour l’illustrer, les artistes de la Zelda Team de Kyoto firent, spécialement pour nos lecteurs, un joli cadeau au journal. A l’occasion des 40 ans de la princesse d’Hyrule, on a eu envie de le ressortir des limbes du web.

«Le jeu le plus puissant jamais conçu pour console»

Sorti pour la première fois en 1986 au Japon et en 87 sur la NES ailleurs dans le monde, c’est en 1998 que l’on trouve sur le site de Libé le premier article consacré au jeu, lors de la sortie du cinquième épisode de la licence, The Ocarina of Time, présenté avec enthousiasme par le critique cinéma et jeux à l’époque, Olivier Seguret, comme «l’un des jeux phares de cette fin de siècle» : «Fatalement, l’arrivée du dernier opus, Zelda : The Ocarina of Time, paré des plus beaux atours technologiques, présenté comme «le jeu le plus puissant jamais conçu pour console», gratifié de 256 mégabits de mémoire et entièrement conçu en 3D temps réel, concocté trois ans durant dans le plus grand secret par une centaine de personnes dans différents labos japonais, américains et européens, spectaculairement «mis en scène» par Shigeru Miyamoto, l’un des très grands shoguns du métier (auteur de Mario le plombier), bref, fatalement, ce Zelda-là, si scandaleusement sexy, miroite depuis beau temps dans les yeux des joueurs comme un objet d’irrépressible convoitise.»

En 2003, le «guide tentations» − l’équivalent de nos pages «Radar» du week-end, axé consommation − était consacré à la sortie du 10e opus de la licence, Zelda, The Wind Walker, alors qualifié, par le même Olivier Seguret, de «plus beau jeu du monde».

Les années suivantes, le fameux shogun du métier et créateur du jeu, Shigeru Myamoto, se trouvera une place à la der du journal, toujours sous la plume d’Olivier Seguret…

…et rencontrera Erwan Cario et Bruno Icher encore un peu plus tard, en mars 2006, alors qu’il est tout juste décoré de la médaille de chevalier des arts et lettres par le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres. Médaille que Miyamoto reçoit comme «un symbole fort», la démonstration que «le jeu vidéo est reconnu comme une culture à part entière».

Et en fouillant dans les cartons ?

En grattant encore un peu plus, cette fois jusque dans les archives papier grâce au travail précieux de nos documentalistes, c’est en 1991 que l’on trouve la première mention de Zelda dans nos colonnes. Où l’on croise aussi les mots «cassette», «prise Péritel» et «Minitel»…

Evidemment, il ne s’agit que d’un petit aperçu des articles consacrés à ce jeu vidéo culte dans Libération, qui suit la série − composée à ce jour officiellement de 21 épisodes − de près. Notamment via Silence on joue, le podcast consacré aux jeux vidéo d’Erwan Cario, qui consacrait par exemple en 2023 une émission entière à l’avant-dernier opus de la série, Tears of the Kingdom.

Bon anniversaire Zelda !

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