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«La Sève et la vase» : à Paris, Dewar et Gicquel ont labeur au ventre

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Jusqu’au 22 novembre, la galerie Lœvenbruck met à l’honneur le duo de sculpteurs français, en perpétuelle quête du savoir-faire artisanal et à la volonté de réenrichir l’histoire de l’art de toutes ses «impuretés».

Œuvres de Dewar et Gicquel dans l'exposition «La Sève et la vase» la galerie Lœvenbruck à Paris, jusqu'au 22 novembre 2025. (fabrice Gousset/Courtesy Galerie Loevenbruck)
Publié le 18/11/2025 à 16h16

«Piégé accidentellement par l’art décoratif, le duo s’en sort mais de justesse», consigne avec espièglerie la conservatrice Véronique Wiesinger dans la feuille de chou consacrée à l’exposition de Daniel Dewar et Grégory Gicquel qu’il faut courir voir, avant le 22 novembre, à la galerie Lœvenbruck à Paris.

On y découvre leurs dernières merveilles : bancs, buffets, tableaux, tapisseries, rideaux, et leurs motifs floraux, aquatiques ou naturalistes. Chacune de ces sculptures – car il faut s’y résoudre, ce sont bien des sculptures –, est un serpent qui se mord la queue. La tarte aux pommes est sculptée au couteau à la manière si minutieuse qu’ont les pâtissiers fétichistes. Le pull en point de mousse garde les traces de la gouge qui a entaillé façon métier à tisser – c’est dire sans anicroche ni lassitude – chaque centimètre carré de cet admirable bas-relief en bois massif.

Quant à la grande tapisserie qui illumine le fond de la salle, c’est un patchwork de petits rectangles de tissus correspondant à la taille maximale acceptée par la machine qui les a cousus. Mis bout à bout, ils représentent, à la manière des planches botaniques, une taxinomie florale mais aussi, son milieu naturel, de la terre où elle enfonce ses racines

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