Portrait de l’artiste en coup de foudre ou portrait du coup de foudre en artiste : Lamento, sous-titré Un roman d’amour, est le second roman traduit (après l’Eté infini chez le même éditeur en 2017) de Madame Nielsen. La Danoise est née Claus-Beck Nielsen en 1963, morte sous cette identité en 2001 avant de devenir Madame Nielsen en 2011, et Notabilia présente Lamento comme une autofiction particulière, «dans un jeu ouvertement mensonger avec la réalité en imaginant ce que c’était d’être mariée à l’homme qu’elle était». «“Il n’y a pas d’amour / Il n’y a pas d’amour”» sont les mots qui ouvrent le roman dans une solitude des champs de coton dépassant client et dealer et s’adressant à tout être humain. Il n’y a pas d’amour tel qu’on conçoit généralement l’amour, pas d’amour sans infini alors que l’expérience montre plus généralement sa finitude. Il n’y a pas d’amour sans mots, pas d’amour qu’on puisse dire, pas d’amour sans littérature, pas d’amour avec, il n’y a pas d’amour qui tienne debout. Le roman est adressé à la fille que la narratrice a eue avec «le garçon qui deviendrait un jour ton père» et le devient d’ailleurs à un moment du récit, et s’ouvre sur une scène d’incendie rien moins que métaphorique, un incendie catastrophique mais auprès duquel sa propre inflammation amoureuse fait le poids aux yeux de la narratrice
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«Lamento, un roman d’amour» de Madame Nielsen, opération coup de foudre
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Deuxième roman traduit de l’autrice danoise, née Claus-Beck Nielsen en 1963, morte sous ce nom en 2001 avant de devenir Madame Nielsen en 2011.
Madame Nielsen. (Sofie Amalie Klougart)
Publié le 08/09/2023 à 14h54
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