Derrière le bourbier éthique «Faut-il séparer l’œuvre de l’artiste ?» un autre bourbier occupe l’actualité culturelle : «Doit-on séparer l’artiste de l’institution étatique qu’il dirige ?» – en l’occurrence, le chef israélien Lahav Shani, à la tête de l’Orchestre philharmonique d’Israël (IPO). Et encore derrière, un troisième bourbier : «Peut-on séparer une institution comme celle-là du gouvernement auquel elle est liée ?» – en l’occurrence le gouvernement de Benyamin Nétanyahou. Au bout de ce tunnel piégé, sorte d’Inception des liens entre art et politique, on atterrit dans la salle de la Philharmonie de Paris le 6 novembre, aux côtés de plusieurs spectateurs passant violemment à tabac des activistes propalestiniens venus interrompre avec boules p
Analyse
Le chef d’orchestre israélien Lahav Shani de retour à la Philharmonie de Paris trois semaines après un concert perturbé
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Alors que le chef d’orchestre sera de nouveau à l’affiche de l’institution parisienne ce dimanche 30 novembre, plusieurs membres du personnel interrogent l’exigence de neutralité politique revendiquée par leur direction.
Le chef d'orchestre israélien Lahav Shani, à Munich, le 13 juillet 2024. (Matthias Balk/AP)
Publié le 28/11/2025 à 19h02
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