En mai 2018 disparaissait Jean-François Parot, auteur des aventures de Nicolas Le Floch, commissaire de police au Châtelet sous les règnes de Louis XV et Louis XVI, qui au fil des quatorze tomes parus depuis 2001 avait séduit plus d’un million de lecteurs et fait l’objet d’une série télévisée sur France 2. Trois ans plus tard, l’élégant policier quinquagénaire reprend du service pour une nouvelle enquête sous la plume de Laurent Joffrin, ex-directeur de la rédaction de Libération et déjà auteur d’une série de polars historiques se déroulant sous le Premier Empire. Pourquoi ça devrait marcher ? On passe le nouvel opus à la question.
Disparition
Retrouve-t-on l’univers de Parot ?
On sent que la maison d’édition et les héritiers de Jean-François Parot ont briefé l’auteur en lui imposant une charte des prérequis à toute bonne aventure de Nicolas Le Floch. A savoir, au cœur du Paris populaire de la fin du XVIIIe siècle, une «ténébreuse affaire» mettant en scène de puissants ennemis de la couronne œuvrant dans l’ombre, et des amis dévoués entourant le héros. Et ils sont tous là, fidèles à ce nouveau rendez-vous. On retrouve donc l’inspecteur Bourdeau, l’adjoint roturier gagné aux idées du siècle ; la Paulet, généreuse tenancière de bordel ; Aimé de Noblecourt, procureur à la retraite ; le bourreau Samson ou Antoine de Sartine, ancien lieutenant général de police et ministre de la Marine, mentor de Nic




