Depuis mardi, la condamnation d’un rappeur espagnol a mené à de violentes échauffourées avec les forces de l’ordre. Mais cette affaire montre surtout les limites de la liberté d’expression dans un pays où perdurent des «lignes rouges», à commencer par la critique de la monarchie. Condamné à neuf mois de prison pour «incitation au terrorisme» et «injures à la couronne», pour des tweets insultants envers les forces de l’ordre et la famille royale, Pablo Rivadulla i Duró – alias «Hasél» – a été incarcéré après s’être un temps réfugié dans l’enceinte de l’université de Lérida, en Catalogne. L’intéressé n’a pas résisté et a juste crié : «Jamais ils ne nous feront taire. Mort à l’Etat fasciste !»
La résistance de ses défenseurs, en majorité d’idéologie libertaire – une vieille tradition dans cette région qui, par ailleurs, exige en vain un référendum d’autodétermination – a causé des heurts violents avec la police autonome, les Mossos. Au total, on recense une vingtaine d’interpellations et plusieurs blessés. Les altercations ont eu lieu dans plusieurs villes catalanes, notamment Barcelone, Lérida, Gérone ou Vic, où les partisans d’Hasél ont brisé la façade du commissariat des Mossos. «On assiste à des destructions d’une violence gratuite et inacceptable contre nous, mais aussi contre les p




