Les artistes et chercheurs gazaouis auront-ils encore la possibilité de bénéficier du programme Pause du Collège de France, unique dispositif qui permet à quelques lauréats chercheurs et artistes, dont le dossier a été étudié scrupuleusement, avec d’innombrables vérifications, d’obtenir un visa «talent» pour la France ? Depuis 2017, ce programme, destiné aux personnes en situation d’urgence résidant dans des zones de grands dangers, permet à ses lauréats de travailler, de toucher un revenu financé à 60 % par Pause et à 40 % par la structure scientifique ou culturelle employante, durant un an renouvelable une fois. Sous l’égide de plusieurs ministères, le dispositif d’accueil et d’insertion, dépend in fine des Affaires étrangères et de l’Intérieur. Or, nous apprennent la chercheuse et fondatrice du collectif Maan Marion Slitine et sa collègue Cleo Smits, d’une voix chavirée par l’émotion, à la toute fin d’une conférence de presse organisée par le Théâtre du Nord mardi 13 janvier : les salariés de Pause ont appris qu’ils avaient désormais l’ordre «de suspendre l’instruction des dossiers des candidats qui habitent à Gaza».
Si aucun revirement n’a lie




