Les Graines du figuier sauvage est un film double. Déjà parce qu’on ne peut le voir sans que s’y surexpose son propre making of, au moins aussi romanesque que l’histoire familiale qu’il raconte : un scénario qui germe dans la tête du réalisateur Mohammad Rasoulof alors qu’il est enfermé dans la cellule d’une prison iranienne si petite qu’il peut à peine s’allonger. Un tournage clandestin. Un montage achevé pendant le voyage qui le mène à l’exil, à travers les montagnes et les frontières, pour échapper à une peine de huit ans de prison assortie de coups de fouet pour «collusion contre la sécurité nationale». Une présentation au Festival de Cannes enfin, où le film arrache le prix spécial du jury, en présence de Rasoulof, arrivé in extremis et dans le plus grand secret sur le tapis rouge. Les Graines du figuier sauvage est une fiction, mais c’est une fiction lardée d’images réelles, celles qui ont circulé sur les réseaux sociaux, celles qui ont permis à la révolte de s’organiser et de prendre de l’ampleur, qui ont documenté la révolution
Récompensé à Cannes
«Les Graines du figuier sauvage», les échappées rebelles de l’Iranien exilé Mohammad Rasoulof
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Dans sa fiction tournée clandestinement sur une famille disloquée par la révolte «Femme, vie, liberté», le cinéaste Mohammad Rasoulof oscille entre naturalisme et épouvante.
Les graines du figuier sauvage
Mohammad Rasoulof (Pyramid films)
ParSonya Faure
Publié le 16/09/2024 à 21h30
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