Voilà près de trente ans que les débats autour des jeux vidéo violents tournent en rond : aux uns – souvent des responsables politiques – qui pointent du doigt des jeux comme l’antique Counter-Strike, Grand Theft Auto (GTA) ou Fortnite à chaque fait divers impliquant un adolescent et des armes (exemple le plus célèbre : la tuerie de Columbine aux Etats-Unis, en 1999), les autres – des chercheurs – répondent qu’aucun consensus scientifique ne permet d’établir un lien entre la pratique d’un jeu, quel qu’il soit, et des passages à l’acte violent.
Ce consensus, Emmanuel Macron espère l’obtenir dans un laps de temps record : deux mois. Au cours d’un entretien avec le média Brut diffusé jeudi 5 février, le président de la République a indiqué qu’il allait «confier à des experts et au Conseil national du numérique et de l’IA aussi, un travail» visant à «mesurer scientifiquement l’effet» de certains jeux violents «sur les enfants et les ados». De ces travaux, il n’exclut pas de conclure à la nécessité d’interdire certains jeux.
Rapport oublié
Il y a comme un bug. En 2023, à la suite de la mort du jeune Nahel Merzouk tué par un policier et des révoltes qu’elle avait engendrée, le même Emmanuel Macron avait d




