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Libération
Le billet de Frantz Durupt

Les jeux vidéo méritent un meilleur débat que les clichés d’Emmanuel Macron sur leur violence

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Malgré de multiples études scientifiques le contredisant, le chef de l’Etat fait de nouveau un lien entre pratique du jeu vidéo et actes violents. Et passe à côté d’un vrai sujet lié à certaines mécaniques perverses.

Emmanuel Macron visite le FabLab du salon Futurapolis a Toulouse en novembre 2016. (Vincent Nguyen/Riva Press)
Publié aujourd'hui à 13h15

Voilà près de trente ans que les débats autour des jeux vidéo violents tournent en rond : aux uns – souvent des responsables politiques – qui pointent du doigt des jeux comme l’antique Counter-Strike, Grand Theft Auto (GTA) ou Fortnite à chaque fait divers impliquant un adolescent et des armes (exemple le plus célèbre : la tuerie de Columbine aux Etats-Unis, en 1999), les autres – des chercheurs – répondent qu’aucun consensus scientifique ne permet d’établir un lien entre la pratique d’un jeu, quel qu’il soit, et des passages à l’acte violent.

Ce consensus, Emmanuel Macron espère l’obtenir dans un laps de temps record : deux mois. Au cours d’un entretien avec le média Brut diffusé jeudi 5 février, le président de la République a indiqué qu’il allait «confier à des experts et au Conseil national du numérique et de l’IA aussi, un travail» visant à «mesurer scientifiquement l’effet» de certains jeux violents «sur les enfants et les ados». De ces travaux, il n’exclut pas de conclure à la nécessité d’interdire certains jeux.

Rapport oublié

Il y a comme un bug. En 2023, à la suite de la mort du jeune Nahel Merzouk tué par un policier et des révoltes qu’elle avait engendrée, le même Emmanuel Macron avait d

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