Les Sentiers de neige (lesquels sentiers «risquent à tout moment de s’effondrer») est à la fois un conte de Noël (et du nouvel an), un livre d’enfants et une aventure grammaticale dont des pronoms sont les héros en sous-main. Et c’est le nouveau roman de Kev (naguère Kevin) Lambert, né au Québec en 1992 et prix Médicis l’an dernier avec Que notre joie demeure. Pour commencer, c’est l’histoire de Zoey qui sort dans le froid le 23 décembre 2004, «les mitaines pleines de nez qui coule», et a un âge à un chiffre, comme sa cousine Emie-Anne avec qui il partagera de mener la narration. Il y a une fête de famille pour Noël, ce qui n’a rien d’original en soi, mais le roman dont les aventures de Zoey sont d’abord plus ou moins contées au style indirect voit aussi le «il» se transformer en «elle» puis ce «elle» en «il», le «je» s’évaporer un temps et le «nous» se faire le synonyme d’un peu plus que d’une osmose, tandis que le «on», pronom impersonnel s’il en est, gagne sa couronne tout à fait personnelle. Le cousin et la cousine sont pris dans les mésaventures d’un héros de jeu vidéo qu’ils ont, de leur plein gré et un peu malgré eux qua
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«Les Sentiers de neige» de Kev Lambert, dans les tunnels de l’âge à un chiffre
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Le quatrième roman du prix Médicis 2023 voit deux enfants pris dans les mésaventures d’un héros de jeu vidéo venu «hanter leur réalité».
Kev Lambert à Paris, le 3 octobre 2024. (Mathieu Zazzo/Libération)
Publié le 04/10/2024 à 14h10
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