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Libération
Reportage

Les théâtres vaquent à leurs occupations

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Au moins une soixantaine de salles françaises sont occupées par des étudiants et précaires protestant contre la politique culturelle et sociale du gouvernement. Les différentes mobilisations prêchent la convergence des luttes, créant des ponts avec des agriculteurs à Millau, des migrants à Marseille ou des écologistes à Chambéry.

Au T2G (Théâtre de Gennevilliers) pendant son occupation. (Stéphane Lagoutte/Myop pour Libération)
ParAnne Diatkine
Annabelle Martella
(à Gennevilliers)
Elsa Souchay
(à Millau)
Maïté Darnault
correspondante à Lyon
Stéphanie Maurice
correspondante à Lille
Samantha Rouchard
correspondance à Marseille
Publié le 21/03/2021 à 20h30

L’Odéon-Théâtre de l’Europe a été le premier à être «occupé» le 4 mars, rejoint depuis par au moins 61 lieux. Le décompte est difficile à faire – il se murmure que certaines petites scènes choisissent d’afficher une banderole «occupée» afin d’éviter précisément de l’être ! Il ne faut pas croire cependant qu’il n’y a qu’une seule manière d’investir ces espaces scéniques désespérément fermés depuis si longtemps. Il faut distinguer la situation spécifique de l’Odéon de celle, par exemple, des étudiants qui «habitent» leur école au Théâtre national de Strasbourg, soutenus par l’équipe salariée et sa direction, ou encore des occupations, plus ou moins acceptées, par les directions des théâtres qui négocient en bonne intelligence les espaces alloués, participent aux débats et à l’intendance. Celles où les portes restent ouvertes à tous de celles dont les occupants interdisent l’entrée pour des raisons sanitaires, mais privilégient comme mode de lien avec le quidam de l’inviter à des petites performances quotidiennes dehors, sur le parvis des salles – c’est le cas notamment au Théâtre de la Colline à Paris, investi uniquement par des étudiants

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