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Critique

«Eugène Onéguine» par Ralph Fiennes : béguin badin à l’Opéra de Paris

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Ampoulée mais bien ficelée, la première mise en scène du comédien britannique ne révolutionne pas la belle histoire d’amour de Pouchkine et Tchaïkovski.

On se croirait dans une série de la BBC des années 90. (Guergana Damianova/OnP)
Publié le 29/01/2026 à 10h29

Alors bien sûr, la petite notice biographique fournie par l’Opéra de Paris ne le mentionne pas : à la lire, Ralph Fiennes est un metteur en scène et comédien au théâtre – il a lui-même interprété Onéguine dans sa jeunesse –, et accessoirement acteur dans des films. Mais pour une très grande partie du public, et même peut-être – on l’espère secrètement – celui largement chenu du Palais Garnier en ce soir de première, il est avant tout Voldemort, le grand méchant de Harry Potter avec sa face serpentine. Rien ne persifle, rien ne noircit et rien ne glace le sang pourtant dans cette première mise en scène du Britannique à Paris, qui livre en bon élève un Eugène Onéguine inoffensif quoique bien fichu et divertissant : un blockbuster d’emblée, dont on ne doute pas que l’institution fera son beurre dans les années à venir.

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