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Agents doubles, assassinats et enquêtes discrètes : une pluie de romans d’espionnage cet automne en librairie

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Signe des temps troublés, les espions ont fait un retour remarqué dans les intrigues des ouvrages de la rentrée.

A Berlin-Est, en 1989. Beaucoup de romans d’espionnage actuels s’inspirent de la guerre froide. (Mark Power/Magnum Photos)
Publié le 28/11/2025 à 14h33

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Est-ce la période, mélange de guerre froide et de guerres chaudes, de rapports de force humains irrationnels, et de cyberattaques difficiles à identifier, cette sensation de veillée d’armes qui s’est emparée du monde occidental ? Les romans d’espionnage sont légion en cet automne et beaucoup prennent leur source dans le bras de fer avec Moscou au début des années 60, comme s’il était urgent de revenir aux fondamentaux. C’est le thème du Choix de Karla, le roman du fils de John le Carré, Nick Harkaway (Nick Cornwell de son vrai nom), qui exhume le héros emblématique de son père, George Smiley, pour l’embringuer dans une mission qui n’enchante guère le maître espion au départ, lui qui pensait quitter le renseignement, mais qui va finir par le happer en l’opposant au redoutable espion soviétique Karla. Le résultat est assez sidérant, on retrouve la même ambiance, la même élégance dans l’écriture et surtout la même complexité qui étaient la marque de fabrique de John le Carré.

Kennedy et Lumumba

L’exercice auquel se sont prêtés Yves Grevet et Jean-Michel Payet d

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