Menu
Libération
Comment ça s'écrit

Alissa Wenz, une musique de chambre à soi

Réservé aux abonnés

Dans «le Désir dans la cage», l’histoire écrite à la deuxième personne du singulier de la compositrice Mel Bonis, née en 1858 et morte en 1937.

Mel Bonis, vers 1898. (Wikipedia)
Publié le 07/11/2025 à 15h11

«Ce roman s’inspire de la vie de la compositrice Mel Bonis, et s’autorise à en imaginer les couleurs et les contours», écrit Alissa Wenz en tête du Désir dans la cage. Mel Bonis, c’est Mélanie Bonis, née en 1858 et morte en 1937, et qui, dans un monde doublement masculin (la société en général et la composition musicale en particulier), a raccourci son prénom. «Tu seras Mel Bonis. Ta signature fait le pari de l’erreur de jugement», écrit Alissa Wenz (qui préserve sa propre date de naissance) dont tout le texte est écrit à la deuxième personne du singulier (et dont c’est le troisième roman après A trop aimer et l’Homme sans fil, chez Denoël). C’est il y a trente-cinq ans que des musicologues se sont ré-intéressés à l’œuvre de Mel Bonis que tout le monde avait oubliée, et semble-t-il qu’elle prend un nouvel essor.

Les titres des huit parties sont des références musicales : «Prélude», «Romance sans paroles», «Berceuse triste», «Valse», «Fugue», «O Salutaris», «Suite en forme de valse» et «Final». Le Désir dans la cage dit la difficulté d’être une compositrice et, pour commencer, la difficulté de le désirer. Mélanie est une enfant à la mort de sa toute petite sœur. «Tu aimerais cri

Dans la même rubrique