Menu
Libération
Roman

«Appel manqué» de Carole Fives : le téléphone pleure

Réservé aux abonnés

La mère de l’autrice au passé semi-hippie revient avec tout son monde.

Cette fois, il y a un peu plus de messages en absence. (Yoshiyoshi Hirokawa/Getty Images)
Publié le 09/01/2026 à 16h06

Lyon est-il dans le Grand Est ? Vaut-il mieux mourir en Dorian Gray ou d’un cancer ? La chienne Bistouri va-t-elle refaire une cystite, terrifiée par le doberman des voisines ? Et au fait, «ramonchelée», ça veut dire quoi ?

Revoici Charlène, l’intaisable mère de Carole Fives, mi-sérieuse mi-fictive, qu’on avait rencontrée il y a neuf ans dans Une femme au téléphone (Gallimard). Un dispositif diablement malin puisqu’on n’y entendait qu’un bout de l’écouteur : la logorrhée de la mère, et qu’on pouvait tout juste déduire par quelques remarques, au milieu de cette submersion, les réponses de la fille, jamais retranscrites. Appel manqué reprend le principe et le monde de Charlène (sa copine Colette, son passé semi-hippie, «Carca» sa ville d’adoption, «ton frère»), sauf que cette fois, il y a un peu plus de messages en absence : «Un jour, […] vous verrez sur votre téléphone mes centaines d’appels restés sans réponse, vous le regretterez mais il sera trop tard. Trop tard !»

Il y a aussi un nouveau personnage mais toujours mutique : le fils de l’autrice, 7 ans, que Charlène «adore» mais engueule facilement, car «vraiment il est dés

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique