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Jeudi polar

Avec «Dernier cri», Yonatan Sagiv relance son détective queer à Tel-Aviv

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Avec son héros gay doté d’un flair hors pair et d’un humour ravageur, l’auteur israélien fan d’Agatha Christie nous balade dans le milieu des starlettes et des trans où semble sévir un tueur en série.

A Tel Aviv, en Israël. (Michael Pasdzior/Getty Images)
Publié le 06/06/2024 à 9h29

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Oded Héfer n’a pas encore 40 ans mais il a le sentiment d’être passé à côté de sa vie. Il n’a pas un sou, squatte à Tel-Aviv chez un ami parti vivre un an à l’étranger, et cherche désespérément à se faire un nom pour épater ses parents qui le prennent pour un raté. Et un raté homosexuel, le comble pour eux qui sont si stricts et sensibles au regard des autres. Il a bien essayé d’utiliser ses deux principales qualités, l’intelligence et l’humour, pour tenter d’être célèbre en devenant détective, achetant pour 140 shekels un certificat officiel validant ses compétences en la matière et un diplôme de docteur en criminologie de l’université hébraïque de Jérusalem. Mais, même muni de ces faux documents et malgré un flair hors pair, il peine encore à convaincre. On continue à le regarder de haut avec sa façon de parler de lui au féminin et de reluquer les beaux garçons comme un assoiffé dans le désert.

Dans ce troisième tome de ses aventures (nous avions chroniqué le premier en 2019, Secret de Polichinelle), Oded Héfer se

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