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Jeudi polar

Avec Frédéric Andréi, jeunes filles trop futées et Sherlock Holmes à la petite semaine

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Dans «L’homme assis au carrefour de Chabottes», l’ex-comédien devenu réalisateur et romancier nous embarque dans l’univers des «sleuthers», un monde d’hommes où tous les coups sont permis.

Le romancier Frédéric Andréi. (DR)
Par
Christine Ferniot
Publié le 27/11/2025 à 8h59

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Chloé Gutman est sympathique, malicieuse et n’a pas sa langue dans sa poche. Gendarme stagiaire, elle est chargée par son supérieur, un crétin prétentieux, de prendre en note le témoignage de Loïc Payan, le «miraculé» de l’hôpital de Grenoble. Le jeune électricien vient juste de sortir du coma. Mais que lui est-il arrivé ? Si les gendarmes paraissent au courant de la situation, Chloé découvre les faits, en même temps que les lecteurs.

Loïc est un «sleuther», soit «un cyber-enquêteur. Un amateur qui mène une enquête criminelle sur internet. Un individu lambda, un solitaire… Le sleuther se choisit une affaire et fait une fixette dessus». Justement, Loïc a «choisi» d’enquêter sur le meurtre d’une randonneuse dans la station de ski où il travaille. Depuis longtemps, il rêvait de jouer sur Internet avec la communauté du web, dont les membres sont tous plus dingues les uns que les autres.

« — Au Monopoly, tu as des pions. Au sleuthing, il te faut un macchabée. Si tu n’as pas de macchabée, tu ne peux pas jouer. Encore que certains y vont sans, explique-t-il à Chloé Gutman.

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