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Le deuil, la nostalgie, la banalité, les doutes existentiels, l’amour… Ces thèmes, direz-vous, font le sel de la poésie depuis ses origines. Et pourtant, On n’est pas sérieux·ses, la première anthologie de 10 pages au carré, en coédition avec Bruno Doucey démontre qu’ils ne sont en rien éculés. Au contraire, réunie dans l’ouvrage, la jeune génération de poètes et poétesses (16 voix qui ont moins de 40 ans , dont certaines récipiendaires du prix de la Vocation ces dernières années) s’en saisit avec toute la diversité qui la compose pour renouveler le propos et les écritures, en majorité narratives.
C’est Arthur Scanu, auteur de Second souffle chez Bruno Doucey, qui livre une ode à la joie des choses simples («à moi ma joie d’aucune préméditation /d’aucune arrière-pensée /où le contraire de vivre c’est d’anticiper /plutôt que de mourir») ; ou François Bétremieux (La nuit quand je te gratte le dos, au Castor astral, entre autres) qui chante l’absence de la sœur disparue («Je dois écrire que t’es partout tes mots tout le temps /un trouble du langage alors que c’est pourtant si simple tellement d’écrire /que ça me manque de pas te dire /tu me saoules tu me fatigues t’es chiante tellement simple»). La richesse des proposit




