En 2019, chose rare, le Booker Prize récompensa deux romans, et deux romans écrits par des femmes. La Canadienne Margaret Atwood l’emporta pour les Testaments (la suite de la Servante écarlate) et Bernardine Evaristo pour Fille, femme, autre. La première était déjà une star, la seconde presque une inconnue sur la scène internationale. Le prestigieux prix britannique a changé les choses, et la principale intéressée revient sur le point de bascule dans Manifesto : «Je n’oublierai jamais le ravissement qui m’a saisie quand le président du jury a appelé mon nom ; Margaret et moi nous sommes retrouvées sur les marches de l’estrade et nous sommes enlacées – deux femmes, deux couleurs, deux nations, deux générations ; deux membres de la race humaine – puis nous sommes montées sur l’estrade main dans la main sous les applaudissements frénétiques.» «Je suis la première femme noire à remporter ce prix», nota sur le moment Evaristo, alors traduite dans quatre langues. Maintenant, c’est dix fois plus : quarante. Née en 1959 d’un père nigérian émigré en Grande-Bretagne et d’une mère anglaise, quatrième d’une fratrie de huit, elle a grandi en banlieue sud de Londres, ville où elle habite toujours. Avant d’être
Interview
Bernardine Evaristo : «En tant que femme noire, ça n’aide personne si on la joue petit»
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Rencontre avec la Britannique, colauréate du Booker Prize 2019, autour de ses mémoires et d’un roman où des «blonds» se retrouvent en esclavage.
Bernardine Evaristo, à Paris, le 13 janvier. (Marguerite Bornhauser/Libération)
Publié le 24/02/2023 à 18h15
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