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Lundi poésie

Bruno Doucey, la complainte des «Glaciers»

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Dans son dernier recueil écopoétique, le poète et éditeur se fait l’écho en vers libres et autres calligrammes de la fonte des glaces, dont il chante aussi la langue ruisselante.

L'éditeur et écopoète Bruno Doucey se fait l’écho de la fonte des glaces en vers libres et autres calligrammes. (Marianne Catzaras)
Publié le 24/11/2025 à 15h58

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«On l’a vu se racornir /au fond de son lit /lentement /lentement /jusqu’à n’être plus /qu’une petite chose.» La fonte des glaces du globe occupe Bruno Doucey, dans son dernier recueil, Glaciers. Après les déserts, à propos desquels il a dirigé «une somme à caractère encyclopédique» il y a presque vingt ans chez Robert Laffont, voilà le poète et éditeur, attaché à mettre en poésie la cryosphère, une façon de se mobiliser pour sa préservation à l’heure de leur disparition à marche forcée.

L’ouvrage, composé de poèmes en vers libres et de calligrammes, typographiés par Esther Szac, est en son milieu coupé par le journal fictif d’une glaciologue en expédition en Antarctique. Certains des textes font évidemment référence à une actualité brûlante (la catastrophe de Blatten au printemps en Suisse par exemple) quand d’autres prennent le parti de la langue, c’est-à-dire visent à rendre compte par les mots de la vie (et mort) bruyante, ruisselante, change

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