Dans ce rade toulousain, à quelques mètres de la Cinémathèque, Carmen Castillo étire ses phrases avant de s’octroyer de longues pauses, comme en apnée. L’ex-militante du MIR (le Mouvement de la gauche révolutionnaire au Chili), devenue documentariste, est venue présenter cette fin mars la réédition de deux brefs récits, Un jour d’octobre à Santiago (1980) et Ligne de fuite (1988), à l’occasion de Cinélatino, le festival consacré aux cinématographies d’Amérique centrale et du Sud. Pour l’instant, elle esquive les questions, préférant s’attarder sur les perspectives qui s’offrent à son pays après l’élection en décembre de Gabriel Boric (36 ans), l’ancienne figure du mouvement étudiant de 2011. «Sa victoire ouvre le champ des possibles, une façon de gouverner différente. Il appartient à une génération issue des révoltes sociales. Elle connaît l’histoire. Boric aime la poésie et n’a aucun problème à le dire. Il n’a pas l’arrogance d’un technocrate. Il n’hésite pas à dire : “Je ne pourrai pas faire plus que quelques réformes et il faudra négocier avec le Parlement.” Il y en a à gauche qui pensent qu’il ne pourra rien faire.» Dans l’année, le Chili se prononcera sur la nouvelle C
Récits
Carmen Castillo, flamme politique chilienne
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Dans deux brefs récits récemment réédités, «Un jour d’octobre à Santiago» (1980) et «Ligne de fuite» (1988), la documentariste retrace ses années de militantisme sous la dictature Pinochet, son exil en France et son retour difficile au pays.
Miguel Enríquez (premier rang, quatrième à partir de la droite), pendant les funérailles d'un militant du MIR, vers 1970. (DR)
Publié le 29/05/2022 à 7h03
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