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Cécile Wajsbrot, vers le phare

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Rencontre autour de Woolf et «Nevermore».

Cécile Wajsbrot, à Paris, le 25 mars. (Samuel Kirszenbaum/Libération)
Publié le 09/04/2021 à 20h26

Dans son bureau sous les toits, à Paris, Cécile Wajsbrot sourit : «J’ai droit à une antisèche?» Elle vient d’évoquer «Time passes», la plus belle partie de la Promenade au phare de Virginia Woolf, et son traducteur historique, Charles Mauron. La romancière née en 1954, traductrice également, a d’abord entendu parler de cet homme par un livre étudié à l’université. Elle a oublié le titre exact. Elle le rapporte de la pièce d’à côté. Il est un peu usé, la couverture est d’une autre époque. Le livre a été publié par Corti : Des métaphores obsédantes aux mythes personnels : introduction à la psychocritique. Question : «Et vous, quelle est votre métaphore obsédante ?» Très woolfienne, elle répond : «Oh il doit y avoir de l’eau quelque part, la mer peut être, ou les phares… C’est tellement beau avec la lumière qui tourne.»

Depuis quarante ans, l’œuvre de Virginia Woolf accompagne son activité littéraire. Son premier roman, en 1982, mettait en scène une jeune femme fascinée par l’autrice d’Orlando. Le titre était déjà une allusion, Une vie à soi, qui renvoyait à Une chambre à soi. Puis il y a eu la traduction remarquée des Vagues en 1993, entièrement révisée et rééditée au Bruit du Temps en 2020. Aujourd’hui Nevermore, chez le même éditeur, roman qui plonge le lecteur dans «l’atelier» d’une traductrice de fiction, est une autre marque d’amour pour l’œuvre de Woolf.

En l’an 2000, Cécile Wajsbrot, dont la famille a d

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