«Je ne dis plus jamais rien de personnel à personne», dit crânement Amalia, l’un des personnages du roman de Julie Wolkenstein. L’autrice retourne à la fiction après deux récits autobiographiques, Et toujours en été et la Route des estuaires (P.O.L, 2020 et 2023). Est-ce elle, Wolkenstein, qui ne dira désormais plus rien de personnel ? Un lieu important cependant de sa biographie est cité dans Chimère. Il s’agit de Saint-Pair-sur-Mer, ville normande qu’elle chérit, où sa famille a une maison. Amalia est l’une des cinq femmes qui s’expriment l’une après l’autre dans Chimère. Qualifier ce texte de cette expression galvaudée, roman choral, se justifie ici. Julie Wolkenstein imagine que cinq femmes, pendant le confinement de 2020 et quelques années après pour certaines d’entre elles, donnent leur avis sur la mort en 1994, à 44 ans, d’Osmond, un Français collectionneur d’art assez célèbre en Italie, où il résidait. Connu pour son tempérament tyrannique, surtout avec les femmes, il aurait été balancé depuis un parapet par l’une de ses connaissances, Serena. Ils étaient amants à une époque, et ils ont eu un
Roman
«Chimère» de Julie Wolkenstein : quintet pour un «salopard»
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Cinq femmes, pendant le confinement de 2020 ou quelques années après, donnent leur avis sur la mort suspecte d’un collectionneur d’art.
Qualifier ce texte de cette expression galvaudée, roman choral, se justifie ici. (Marie-Clémence David/Light Motiv)
Publié le 16/01/2026 à 12h46, mis à jour le 16/01/2026 à 14h46
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