L’année 1974 est riche pour le Mercure de France, vénérable maison d’édition rachetée par Gaston Gallimard, qui en a confié la direction en 1962 à sa belle-fille, Simone Gallimard. Gros-Câlin, premier roman d’un inconnu, Emile Ajar, paraît au début de septembre, suivi d’un second un an plus tard, la Vie devant soi, couronné du prix Goncourt. Dans un curieux livre paru cet automne 2025, documenté mais mis en scène comme une fiction, Kerwin Spire raconte l’énorme supercherie qui a secoué le monde littéraire : Ajar, c’est Romain Gary. Monsieur Romain Gary est le dernier volet d’une trilogie biographique (1).
Pour la Vie devant soi, Gary a fait endosser le rôle d’Ajar par son jeune cousin Paul Pavlowitch. Un autre nom d’origine polonaise, Pawlowska, apparaît au printemps 1974. Christine Pawlowska est elle aussi l’aut




