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Libération
Libé des auteur·e·s jeunesse

Contre la souffrance animale, des militants de tous poils

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La politiste Réjane Sénac a suivi 59 militants animalistes pour détailler leurs motivations et mettre en évidence leurs diversités, sources de synergies puissantes. Réjouissant.

(Coco/Liberation)
Par
Catherine Zambon
Publié le 26/11/2025 à 4h01

Cet article est tiré du Libé spécial auteur·e·s jeunesse. Pour la septième année, Libération se met aux couleurs et textes de la jeunesse pour le Salon du livre de Montreuil qui ouvre ses portes le 26 novembre. Retrouvez tous les articles ici.

Peut-être est-ce à l’âge de 6 ans que Réjane Sénac a ressenti une incohérence dans ce monde qu’elle découvrait. Un malaise qui ne la lâcherait plus et allait engendrer un regard décalé. Conduisant peu à peu son chemin de chercheuse et d’autrice, de féministe et d’antispéciste. Elle est aujourd’hui directrice de recherche CNRS au Cevipof (Centre de recherches politiques de Sciences Po). Mais avant cela, il lui a fallu comprendre pourquoi ses grands-parents avaient transformé Pompon, son ami vêtu d’un pelage châtaigne incarnant douceur et tendresse, en viande. Réaliser que sa vie s’alimentait de la mort l’introduisit dans un de ces vertiges qui ouvrent un entendement. Pompon n’était qu’un lapin aux yeux de sa communauté. Il ne la quittera plus.

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