Daniel Arsand est né en 1950. Il a été libraire, attaché de presse, éditeur (spécialisé en littérature étrangère). Il est l’auteur d’une douzaine de livres et écrit ceci à quelques lignes de la fin du dernier : «Les mots envahissent le ciel, l’appartement, mon être entier.» Certains lui sont plus précieux que d’autres. Il fait en vrac la liste de, semble-t-il, ses favoris, et achève ainsi tout à fait les choses : «Amour», «Sexe», «Amitié», «Comètes», «Garçons», «Falaises»… Dans le lot il y a «Sourire» et nous voilà renvoyés au fronton : Moi qui ai souri le premier. Les mots du titre se retrouvent eux-mêmes à la page 29 : «Il se peut que ce soit moi qui aie souri le premier.» De la couverture au corps du texte, un «e» en plus, soit l’expression du subjonctif et le doute que le temps accompagne. Une seule lettre et le souvenir se transforme («aie», c’est également «aïe», à un tréma près). Les mots ont leur caractère et leur plasticité. De même, une seule lettre sépare le «consentement» du «contentement» – à quoi ça tient – et les deux termes apparaissent ici, mais à bonne distance. Notons encore l’emploi, à plusieurs reprises, du verbe «emmerder» qui, dans la mélodie polie et un peu désuète de l’ensemble, ne tient ni du raté ni du hasard. Page 9 : «Tôt, aux réunions de famille, en vacances
Souvenirs
Daniel Arsand, des maux d’ado
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Avec «Moi qui ai souri le premier», l’auteur convoque trois rencontres décisives de sa jeunesse.
«Les mots envahissent le ciel, l’appartement, mon être entier», écrit Daniel Arsand dans «Moi qui ai souri le premier». (Heloise Jouanard)
Publié le 10/09/2022 à 16h34
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