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Roman

David Szalay fait «Flesh» de tout bois

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Ascension et ellipses dans «Chair» du romancier d’origine canadienne et hongroise, lauréat du Booker Prize 2025.

«Chair» est conçu de telle manière qu’on n’a pas fini de chercher les indices que l’auteur a semés.  (Vincent Migeat/VU)
Publié le 09/01/2026 à 13h20

Plus tard, le héros aura un fils, et il se dira que son petit garçon de 7 ans, qui veut devenir pompier, a l’avenir devant lui, qu’il n’y a pas de limites à ce qu’il peut entreprendre, et cette réussite il la devra à lui, István, qu’on a connu moins satisfait. On est aux deux tiers du roman de David Szalay, Chair, son sixième livre, Booker Prize 2025. István est alors promoteur immobilier à Londres, au sommet de la courbe ascendante qu’a empruntée sa vie. Auparavant, il s’est laissé porter par les événements. Il revient de loin. Et son évolution est loin d’être terminée.

Mais est-ce exact ? Est-ce qu’on ne pourrait pas plutôt dire que le personnage a fait en sorte que les événements adviennent, de manière passive, peut-être, impulsive, parfois, mais avec une large part de responsabilité ? Enfin, ça dépend. Et on revient en arrière, on remonte le fil des épisodes qui précèden

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