Plus tard, le héros aura un fils, et il se dira que son petit garçon de 7 ans, qui veut devenir pompier, a l’avenir devant lui, qu’il n’y a pas de limites à ce qu’il peut entreprendre, et cette réussite il la devra à lui, István, qu’on a connu moins satisfait. On est aux deux tiers du roman de David Szalay, Chair, son sixième livre, Booker Prize 2025. István est alors promoteur immobilier à Londres, au sommet de la courbe ascendante qu’a empruntée sa vie. Auparavant, il s’est laissé porter par les événements. Il revient de loin. Et son évolution est loin d’être terminée.
Mais est-ce exact ? Est-ce qu’on ne pourrait pas plutôt dire que le personnage a fait en sorte que les événements adviennent, de manière passive, peut-être, impulsive, parfois, mais avec une large part de responsabilité ? Enfin, ça dépend. Et on revient en arrière, on remonte le fil des épisodes qui précèden




