«Le préjugé favorable à l’égard de l’engendrement, partagé jusqu’à une date récente par toutes les civilisations, a fortement décru, le préjugé défavorable à l’encontre de l’infécondité également», écrit Olivier Rey, auteur de ce «Tracts» à la fois passionné et nuancé. Autrefois, les parents trouvaient dans leurs enfants une manière d’assurer leurs vieux jours (c’était l’enfant «bâton de vieillesse»), aujourd’hui c’est la dépendance des âgés envers les plus jeunes qui domine, en partie diluée grâce à de nombreux dispositifs. Or la natalité en France tend à «rejoindre les taux miniatures de pays avoisinants».
Tout un chacun s’interroge sur cette «défécondité», symptôme tant social que psychologique, multifactoriel à l’évidence et qui risque de créer, à terme, une société de vieux comme au Japon, voire de tendre vers une extinction volontaire de l’humanité d’après certains spécialistes d’éthique biomédicale. Cette décrue rapide s’expliquerait en partie par le caractère malthusien des




